Blog culturel sur l’histoire de France : étude des spécificités du peuple français à travers son esprit, son savoir-vivre et sa formation territoriale

Flandre françaiseContrée riche en charbon et en textiles, pays noir et vastes champs de lin, la Flandre s’étend sous un ciel pâle. Les plaines de la Flandre commencent aux abords de la Sambre. Ces plaines nourrissent depuis le Moyen âge une population très active, très dense, enrichie par l’agriculture, l’industrie et le commerce.
Le sol bien exploité donne de très bonnes récoltes : blé, avoine, orge, betteraves à sucre, lin, chicorée, tabac, alternent avec les prairies où broutent des chevaux robustes et des vaches laitières.
La Flandre n’est pas seulement le pays des mines et de l’agriculture. C’est aussi la région la plus industrielle de France.
Autrefois, les femmes filaient la laine, les ouvriers tissaient la toile à la main, sur de petits métiers, dans de petits ateliers. Aujourd’hui ce travail se fait par de grandes usines. Dans les filatures on prépare le fil à coudre que les ménagères achèteront en bobines chez la mercière. Dans une fabrique de tissus on prépare la laine à tricoter, les draps de lit solides qui rempliront les vieilles armoires des campagnes, des tissus de laine ou de coton pour les vêtements.
On n’en finirait pas de visiter toutes les usines1 dans la région de Lille. Celles-ci font de la bière avec l’orge et le houblon Celles-là tirent de la betterave le sucre ou l’alcool. Il y a surtout de grande fonderies et des usines métallurgique qui, avec de l’acier, fabriquent les rails des chemins de fer, les locomotives les machines des navires. Ces rails et ces machines sont déposés ensuite dans de vastes entrepôts.
On n’en finirait pas de visiter toutes les usines1 dans la région de Lille. Celles-ci font de la bière avec l’orge et le houblon Celles-là tirent de la betterave le sucre ou l’alcool. Il y a surtout de grande fonderies et des usines métallurgique qui, avec de l’acier, fabriquent les rails des chemins de fer, les locomotives les machines des navires. Ces rails et ces machines sont déposés ensuite dans de vastes entrepôts.
Ces régions les plus peuplées (28 habitants au km2), les plus productives de France ne doivent à la nature qu’une partie de leurs richesses ; l’autre est due au rude et opiniâtre travail des hommes.
Les Flamands travaillent beaucoup, mais ils aiment s’amuser. L’amusement en commun est dans le caractère de la race. Tout le Nord de la France participe au sein de nombreuses sociétés uniquement formées pour l’utilisation des loisirs … sociétés de tir à l’arc, d’oiseleurs, de coqueleux, de joyeux buveurs, de pigeonneaux.
Les membres de chaque famille s’amusent … La fille se rend à sa société de gymnastique. Le fils aîné prend son cornet, le cadet est en vélo sur les routes au milieu d’un groupe de camarades. Pendant que la mère va bavarder dans une maison voisine, le maître prend son coq de combat et, l’animal sous le bras, part retrouver ses amis du dimanche.
Là d’autres coqs attendent. L’après-midi sera passé à regarder ces bêtes qui se battront avec des aiguilles attachées aux pattes.
Pendant des heures les plumes voleront. Les hommes partiront le soir ayant perdu la voix. Pendant une semaine, les coqs se referont des plumes avant de lutter avec de nouveaux adversaires, jusqu’au jour où ils ne seront plus capables de se battre et seront mangés en grande pompe.
Mais tous les jeux ne sont pas aussi cruels. Des hommes passent leur dimanche à faire « chanter des pinsons. Comme dans le Nord, on mêle toujours des questions d’argent aux jeux, des concours sont organisés et les paris pleuvent.
Chœurs, ducasses, cortèges, promenades des géants, mille fêtes et réjouissances populaires mettent en joie la Flandre entière, d’un bout de l’année à l’autre.

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