Blog culturel sur l’histoire de France : étude des spécificités du peuple français à travers son esprit, son savoir-vivre et sa formation territoriale

Un village de L'Ile-de-FranceA une trentaine de kilomètres de Paris, il est un village dont les maisons s’étagent entre un plateau et la rivière sous un ciel 1umineux, transparent, même lorsqu’il est parcouru de nuages. Une charmante église gothique domine le village de son clocher ; dans les ruelles bordées de blanches maisons, les artistes trouvent le silence et la fraîcheur propices au recueillement.
Auvers-sur-Oise, tel est le nom du village. Chaque année, ce coin de l’Ile-de-France reçoit des milliers de visiteurs, car c’est la patrie de l’impressionnisme.
Vers 1850 en effet, le peintre Daubigny s’y installa et son atelier fut bientôt le lieu de rendez-vous des jeunes artistes: Renoir, Claude Monet, Cézanne, Sisley — sans oublier leur aîné Corot, le peintre des matins argentés. Corot qui, l’un des premiers, avait « planté son chevalet en pleine campagne » devant les horizons de l’Ile-de-France.
Aujourd’hui encore l’atelier de Daubigny, devenu un petit musée, contient nombre d’études des bords de la Seine, ou des paysages normands. Sisley, Renoir et Daubigny hui même aimaient à descendre le fleuve, en bateau à voiles, vers le Havre et Honfleur.
Cette eau changeante, cette lumière vaporeuse, convenaient à des artistes sincères et subtiles qui, par réaction contre les poncifs de l’académisme, allaient découvrir des vérités inconnues: la couleur de l’ombre, celle de la neige même . . . Vous connaissez l’anecdote sans doute? – Par un jour d’hiver, un paysan regardait Sisley travailler devant son chevalet : « Tiens, dit-il, vous mettez du rose pour représenter la neige ? Je croyais qu’elle était blanche. – Clignez des yeux, répondit le peintre, vous verrez qu’elle est rose. »
Un émouvant souvenir reste attaché à Avers : celui du grand et infortuné Van Gogh: c’est là qu’il vint, en mai 1890, s’installer dans un café-restaurant qui porte son nom. C’est là que, deux mois plus tard, il se tirait un coup de pistolet au cœur. Et plus on s’empressait autour de lui, plus il refusait les soins: « Guérir? disait-il. Inutile … la tristesse durera trois jours. »

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