Blog culturel sur l’histoire de France : étude des spécificités du peuple français à travers son esprit, son savoir-vivre et sa formation territoriale

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Un village de L'Ile-de-FranceA une trentaine de kilomètres de Paris, il est un village dont les maisons s’étagent entre un plateau et la rivière sous un ciel 1umineux, transparent, même lorsqu’il est parcouru de nuages. Une charmante église gothique domine le village de son clocher ; dans les ruelles bordées de blanches maisons, les artistes trouvent le silence et la fraîcheur propices au recueillement.
Auvers-sur-Oise, tel est le nom du village. Chaque année, ce coin de l’Ile-de-France reçoit des milliers de visiteurs, car c’est la patrie de l’impressionnisme.
Vers 1850 en effet, le peintre Daubigny s’y installa et son atelier fut bientôt le lieu de rendez-vous des jeunes artistes: Renoir, Claude Monet, Cézanne, Sisley — sans oublier leur aîné Corot, le peintre des matins argentés. Corot qui, l’un Continuer la lecture

La naissance de ParisLes Gaulois avaient construit dans trois iles, qui aujourd’hui n’en forment qu’une, la petite ville de Lutèce, qui étendait ses faubourgs sur les deux rives de la Seine. Dès que les habitants se voyaient menacés par une invasion de Romains ou plus tard de Barbares, ils se réfugiaient dans leur ile, coupaient les ponts et se défendaient. Quand la sécurité revenait la ville s’épanouissait à nouveau sur les berges.
La population vécut d’abord presque exclusivement du fleuve. C’est pourquoi le bateau est resté le symbole actuel de la ville. L’autel des Nantes qui se trouve au Musée de Cluny témoigne de la puissance du syndicat des pêcheurs de Lutèce.
Après quelques escarmouches une garnison romaine s’installa en ce site, favorisé par la nature, elle consolida la route d’Orléans à Senlis qui traversait le courant à l’île de la Cité. Cela contribua à l’extension rapide de la nouvelle bourgade. C’est vers la rive gauche, sur la colline appelée plus tard „montagne Sainte- Geneviève » que s’étendit d’abord Lutèce, la rive droite étant très marécageuse. Peu à peu, le nom de Lutèce fut remplacé par Continuer la lecture

La production agricoleLa vocation de la France a longtemps été agricole. La diversité des climats, des sols, des conditions humaines et de l’histoire fait que l’on rencontre sur le territoire français un grand nombre de types d’agriculture. Comment s’en étonner, lorsque l’on songe que ce pays touche par la Flandre à la grande plaine de l’Europe centrale, et par sa bordure méridionale, au bassin méditerranéen.
L’agriculture, qui occupe une place très importante dans l’économie française, a modernisé ses méthodes d’exploitation. Dans ce domaine la France est le premier pays producteur de l’Europe occidentale.
Sur 55 millions d’hectares que représente le territoire français, 46 millions sont consacrés à l’agriculture.
Les céréales occupent une large Continuer la lecture

La langue françaiseLa langue française est issue du latin, par l’intermédiaire du roman, langue parlée dès le VIIIe siècle par l’ensemble du peuple de Gaule.
Dans les régions limithrophes, vers le Ve siècle s’étaient introduites diverses langues (basque, breton, flamand, alsacien) qui subsistent encore aujourd’hui à l’état de parlers régionaux.
A l’époque féodale, le roman se morcelle en dialectes: dialectes d’oïl au Nord, dialectes d’oc eu Sud. Le dialecte de L’Ile-de-France devient peu à peu8 la langi e nationale. Depuis lors, sous l’effet de la centralisation politique et administrative, qui assure le rayonnement du français, ces dialectes se sont émiettés.
Seule la langue d’oc s’est maintenue comme langue littéraire, baptisée provençal et restaurée au XIX siècle par des poètes.
Du XVIIe au XIXe siècle le français a été la langue Continuer la lecture

l'hospitalité françaiseLa rituelle définition du Français qui mange du pain, ne connaît pas la géographie et porte la Légion d’honneur n’est pas tout à fait inexacte.
Mais elle est insuffisante.
Vraiment . . . Comment définir ces gens qui passent leur dimanche à se proclamer républicains et leur semaine à adorer la Reine d’Angleterre, qui se disent modestes, mais parlent toujours de détenir le flambeau de la civilisation, qui placent la France dans leur cœur, mais leurs fortunes à l’étranger, qui détestent que l’on critique leurs travers, mais qui ne cessent de les dénigrer eux-mêmes, qui se disent amoureux des lignes, mais nourrissent une affectueuse inclination pour la tour Eiffel, qui ont un respect marqué pour les tribunaux, mais ne s’adressent aux avocats que pour mieux savoir comment tourner la loi; enfin, qui sont sots le charme Continuer la lecture