Blog culturel sur l’histoire de France : étude des spécificités du peuple français à travers son esprit, son savoir-vivre et sa formation territoriale

Montmartre

L'Ile-de-FranceLa France, ce fut d’abord cette Ile-de-France que forment la Seins et ses affluents, la Marnas, l’Oise et l’Aisne : pays aux vallées verdoyantes, riche en magnifiques forêts, en paysages dont les lignes sobres et classiques, la lumière fine et tendre ont inspiré tant de peintres et de poètes, pays tout parsemé d’églises et de cathédrales, de châteaux, de souvenirs du passé, et qui conserve encore, malgré l’envahissement de l’industrie et de l’urbanisation, un charme pénétrant. Cette province n’est peut-être pas la plus pittoresque des provinces françaises, mais elle est la plus importante. Le dialecte qu’on y parlait jadis est devenu la langue nationale ; les seigneurs de l’Ile-de-France sont devenus les rois de la France entière.
L’Ile-de France constitue le cadre naturel où s’est épanoui Continuer la lecture

La Sorbonne La montagne Sainte-Geneviève demeure, depuis le moyen âge, le quartier des écoles. De ce quartier le centre, c’est la place de la Sorbonne. Là, on verra la population la plus je’ ne de Paris. Presque tous les passants ont entre dix-huit et vingt-cinq ans. Les uns remontent le boulevard St.-Michel, d’autres le descendent. On se rend vers la Faculté de Droit, l’Ecole Polytechnique, la Sorbonne, ou bien aux lycées secondaires : Henri IV, Saint-Louis. Les écoles plus récentes et plus techniques se sont éloignées de ce terrain encombré. Ainsi l’Ecole Centrale1 et les Arts et Métiers se sont établis à l’ombre de Saint-Martin-des-Champs.
La maison de la Sorbonne s’étale au cœur du Quartier Latin. Elle tire son nom de Robert de Sorbon, chanoine de Paris qui a fondé en 1253 un collège pour seize étudiants se destinant à la théologie. Ils y recevaient asile et enseignement. Telle est l’origine de la Sorbonne. Maintenant elle abrite la Faculté des lettres, ces Sciences, l’Ecole pratique des Hautes Etudes et l’Ecole des Chartes. Mais tout cela tient dans Continuer la lecture

L'Opéra ParisLe quartier de l’Opéra est considéré comme le centre actif de la ville. C’est là qu’il y a le plus de gens dans la rue.
Quartier des bureaux, des théâtres, des cinémas, des cafés et des grands magasins, il a été le premier à Paris à posséder une gare, la Gare Saint-Lazare.
Vous pouvez voir dans ce quartier toutes sortes de gens.
Cela ne s’explique que par la centralisation curieuse des corporations et des métiers les plus divers : musique, bureaux, banques, couture, magasins, danse, marine marchande, assurances, fourures.
Ajoutons à cela la foule qui va d’un quartier à l’autre, car la place de l’Opéra est véritablement le lieu de la ville où débouchent tous les moyens de communication.
La place de l’Opéra est au cœur des Grands Boulevards. Lorsque le Parisien parle Continuer la lecture

Hôtel des InvalidesLes ,,beaux quartiers » ou « quartiers résidentiels », les plus élégants, se développent depuis deux siècles à l’ouest de la capitale, de part et d’autre des Champs-Elysées. Le mécanisme de ce vieillissement des cités est très simple. Des familles riches et puissantes cherchent à s’isoler et décident de se faire bâtir une demeure sur un vaste terrain encore disponible. D’autres viennent les rejoindre par snobisme ou amitié. Peu à peu les espaces jadis vides se remplissent. Après une ou deux générations les premiers occupants se dégoûtent ou se ruinent.
Au nord de la Concorde et de l’élysée, le faubourg Saint-Honoré est le domaine du commerce de luxe, des parfumeurs et de la haute couture.
Au-delà, c’est la „plaine Monceau », bâtie après 1800 autour du parc de Philippe d’Orléans.
L’avenue des Champs-Elysées, mi-f romenade, mi-boulevard, Continuer la lecture

BouquinistesLa Seine est à Paris l’axe vivant de la ville à partir duquel s’ordonnent les quartiers. Paris né dans une ile de la Seine a grandi d’abord s’étendant sur les bords de la rivière. C’est plus tard seulement que trop serrée entre les hauteurs et le fleuve, la ville dut monter à l’assaut des pentes et occuper le Montdes -Martyrs (Montmartre) et la colline de Sainte-Geneviève, celle de Chaillot et la butte Monsouris. Philippe Auguste fut l’un des premiers urbanistes. De Paris capitale, il prit grand soin, faisant paver les deux rues voisines de la Cité qui étaient avant lui des sentiers de boue malodorants. Ce fut lui qui, voyant grandir, aux flancs de la Cité, sur la rive droite la ville des affaires et sur la rive gauche la ville des étudiants, entoura de remparts cette triple agglomération et construisit pour la défendre la tour du Louvre, qui fut rembryon du palais.
Tout le long des quais, sur les deux rives vous remarquerez les boites des bouquinistes, posées sur le parapet de la Seine. Vous y trouverez surtout des livres d’occasion, des gravures, des monnaies Continuer la lecture

La naissance de ParisLes Gaulois avaient construit dans trois iles, qui aujourd’hui n’en forment qu’une, la petite ville de Lutèce, qui étendait ses faubourgs sur les deux rives de la Seine. Dès que les habitants se voyaient menacés par une invasion de Romains ou plus tard de Barbares, ils se réfugiaient dans leur ile, coupaient les ponts et se défendaient. Quand la sécurité revenait la ville s’épanouissait à nouveau sur les berges.
La population vécut d’abord presque exclusivement du fleuve. C’est pourquoi le bateau est resté le symbole actuel de la ville. L’autel des Nantes qui se trouve au Musée de Cluny témoigne de la puissance du syndicat des pêcheurs de Lutèce.
Après quelques escarmouches une garnison romaine s’installa en ce site, favorisé par la nature, elle consolida la route d’Orléans à Senlis qui traversait le courant à l’île de la Cité. Cela contribua à l’extension rapide de la nouvelle bourgade. C’est vers la rive gauche, sur la colline appelée plus tard „montagne Sainte- Geneviève » que s’étendit d’abord Lutèce, la rive droite étant très marécageuse. Peu à peu, le nom de Lutèce fut remplacé par Continuer la lecture