Blog culturel sur l’histoire de France : étude des spécificités du peuple français à travers son esprit, son savoir-vivre et sa formation territoriale

Orléans

Jeanne d'ArcJeanne d’Arc naquit en Lorraine, au petit village de Domrémy. C’était une pauvre paysanne passant ses journées à garder les moutons de son père, tout en filant sa quenouille. Le soir, lorsque parents et voisins étaient réunis pour la veillée, elle entendait souvent raconter les malheurs qui pesaient sur la France, réduite à la plus cruelle misère. Presque tout le pays appartenait aux Anglais, qui venaient de mettre le siège devant Orléans, une des dernières villes restées au roi Charles VII, après des scènes de batailles dignes des plus grands jeux d’action modernes.
Le cœur de Jeanne tressaillait lorsqu’elle entendait les récits faits par quelque passant : l’ennemi pillait villes et villages, les ouvriers étaient sans travail et le brigandage devenait coutumier dans les campagnes.
Un jour la jeune bergère crut entendre des voix qui lui disaient : « Jeanne, pars, va trouver le roi à Chinon, demande-lui une armée et tu délivreras Orléans. » La pauvre enfant Continuer la lecture

La BeauceLa Beauce est une grande plaine comprise entre Etampes, Chartres et la forêt d’Orléans. Tout est tellement plat pas la moindre colline, pas le moindre bois, rien que des champs à perte de vue. Les villages sont fort loin les uns des a très: dix ou quinze kilomètres les séparent. L’eau étant rare dans le sous-sol, ils se sont groupés autour des puits.
La Beauce est une région désolée pour le touriste qui la traverse du Nord au Sud: porto tison regard s’arrête sur des plaines découvertes sans relief et sans arbres. En réalité, cette grande région naturelle est une terre de prédilection pour le blé, un des greniers de Paris: elle donne en moyenne 24 à 26 hectolitres à l’hectare. Après la moisson sa physionomie Continuer la lecture

La naissance de ParisLes Gaulois avaient construit dans trois iles, qui aujourd’hui n’en forment qu’une, la petite ville de Lutèce, qui étendait ses faubourgs sur les deux rives de la Seine. Dès que les habitants se voyaient menacés par une invasion de Romains ou plus tard de Barbares, ils se réfugiaient dans leur ile, coupaient les ponts et se défendaient. Quand la sécurité revenait la ville s’épanouissait à nouveau sur les berges.
La population vécut d’abord presque exclusivement du fleuve. C’est pourquoi le bateau est resté le symbole actuel de la ville. L’autel des Nantes qui se trouve au Musée de Cluny témoigne de la puissance du syndicat des pêcheurs de Lutèce.
Après quelques escarmouches une garnison romaine s’installa en ce site, favorisé par la nature, elle consolida la route d’Orléans à Senlis qui traversait le courant à l’île de la Cité. Cela contribua à l’extension rapide de la nouvelle bourgade. C’est vers la rive gauche, sur la colline appelée plus tard „montagne Sainte- Geneviève » que s’étendit d’abord Lutèce, la rive droite étant très marécageuse. Peu à peu, le nom de Lutèce fut remplacé par Continuer la lecture