Blog culturel sur l’histoire de France : étude des spécificités du peuple français à travers son esprit, son savoir-vivre et sa formation territoriale

La Sorbonne La montagne Sainte-Geneviève demeure, depuis le moyen âge, le quartier des écoles. De ce quartier le centre, c’est la place de la Sorbonne. Là, on verra la population la plus je’ ne de Paris. Presque tous les passants ont entre dix-huit et vingt-cinq ans. Les uns remontent le boulevard St.-Michel, d’autres le descendent. On se rend vers la Faculté de Droit, l’Ecole Polytechnique, la Sorbonne, ou bien aux lycées secondaires : Henri IV, Saint-Louis. Les écoles plus récentes et plus techniques se sont éloignées de ce terrain encombré. Ainsi l’Ecole Centrale1 et les Arts et Métiers se sont établis à l’ombre de Saint-Martin-des-Champs.
La maison de la Sorbonne s’étale au cœur du Quartier Latin. Elle tire son nom de Robert de Sorbon, chanoine de Paris qui a fondé en 1253 un collège pour seize étudiants se destinant à la théologie. Ils y recevaient asile et enseignement. Telle est l’origine de la Sorbonne. Maintenant elle abrite la Faculté des lettres, ces Sciences, l’Ecole pratique des Hautes Etudes et l’Ecole des Chartes. Mais tout cela tient dans des locaux construits ou plutôt construits, il y a 70 ans pour un nombre d’étudiants, vingt fois moindre.
Les républiques passent, mais la misère de l’Université continue. Le boulevard Saint-Michel et la place de la Sorbonne sont témoins des grèves étudiantes. Les jeunes gens réclament une Université digne d’eux, digne de la France. Mais leurs besoins ne sont jamais satisfaits. Les cours sont to jours donnés dans des salles trop petites et il faut y arriver une demi-heure à l’avance pour trouver une place dans l’encoignure d’une fenêtre ou sur un radiateur.
Et il y a encore le problème du logement. A Paris, les étudiants ne vivent pas dans les bâtiments de la Sorbonne, mais soit dans des familles françaises, soit à la Cité Universitaire, près du Parc Montsouris. Là, chaque pays a sa grande maison nationale. C’est en 1922, sur le terrain des anciennes fortifications, que la Cité Universitaire a été fondée. Son caractère international est matérialisé par la diversité de style de ses 32 maisons, créées par toutes les nations du monde pour leurs étudiants. Une véritable Cité Internationale! Ce nouveau fa bourg est baigné d’air et de lumière. Mais la plupart des étudiants français n’ont pas la chance d’habiter la maison nationale. Les chambres qu’ils sont obligés de louer dans les petits hôtels du Quartier Latin, dans la vaste Cité Universitaire ou bien à Antony sont très chères et en nombre insuffisant. Des étudiants de plus en plus nombreux doivent travailler pour gagner leur vie. Ils travaillent la nuit dans le métro, aux Halles ou prennent m métier.
La jeunesse des Ecoles a joué au cours de l’histoire de Paris un rôle considérable dans la diffusion des idées républicaines. Et de nos jours comme par le passé la jeunesse intellectuelle est au milieu des luttes de son peuple.

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A côté de la Sorbonne se trouve le Collège de France.
Au sommet de la montagne Sainte-Geneviève, au bout de la rue Soufflot, s’élève le Panthéon. Avant lui, il y avait en ce lieu une abbaye, édifiée sous le vocable de Sainte-Geneviève, patronne et bouclier de Paris. C’est Louis XV qui a fait construire le Panthéon, qui s’appelait alors l’Eglise Sainte-Geneviève. Il faut y entrer pour en sentir la grandeur. L’édifice, au temps de la Révolution, venait d’être achevé au moment de la mort de Mirabeau, l’Assemblée décida de lui donner ce temple pour tombeau et le consacrer aux grands hommes.
On trouve dans la crypte les tombeaux de grands écrivains tels que Rousseau, Voltaire, Victor Hugo, Zola; celui du fameux chimiste Berthollet, de l’architecte Soufflot; ceux des guerriers illustres; le maréchal Lannes, Lazare Carnot, le général Marceau et d’autres encore.
Ce Paris intellectuel et universitaire dispose encore de larges espaces propres à la méditation et à la promenade: ce q i reste du jardin du Luxembourg, créé par Marie de Médicis en même temps qre son palais, orné de statues, de bassins et de fontaines, telle la fontaine Médicis, planté d’arbres harmonieusement ordonnés, reste un asile cher aux étudiants. Il est prolongé par l’avenue de l’Observatoire. Un peu à l’écart, près des nouveaux bâtiments de la Faculté des Sciences, le Jardin des Plantes, créé en 1626, renferme le Muséum des Sciences naturelles ainsi qu’un parc zoologique.
Le Zoo de Vincennes est le plus récent d’Europe. Il a été inauguré en 1934. Dans un décor rocheux, les animaux retrouvent un peu l’ambiance de leur vie normale.

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