La Beauce est une grande plaine comprise entre Etampes, Chartres et la forêt d’Orléans. Tout est tellement plat pas la moindre colline, pas le moindre bois, rien que des champs à perte de vue. Les villages sont fort loin les uns des a très: dix ou quinze kilomètres les séparent. L’eau étant rare dans le sous-sol, ils se sont groupés autour des puits.
La Beauce est une région désolée pour le touriste qui la traverse du Nord au Sud: porto tison regard s’arrête sur des plaines découvertes sans relief et sans arbres. En réalité, cette grande région naturelle est une terre de prédilection pour le blé, un des greniers de Paris: elle donne en moyenne 24 à 26 hectolitres à l’hectare. Après la moisson sa physionomie Lire la suite de cette entrée »
A une trentaine de kilomètres de Paris, il est un village dont les maisons s’étagent entre un plateau et la rivière sous un ciel 1umineux, transparent, même lorsqu’il est parcouru de nuages. Une charmante église gothique domine le village de son clocher ; dans les ruelles bordées de blanches maisons, les artistes trouvent le silence et la fraîcheur propices au recueillement.
Auvers-sur-Oise, tel est le nom du village. Chaque année, ce coin de l’Ile-de-France reçoit des milliers de visiteurs, car c’est la patrie de l’impressionnisme.
Vers 1850 en effet, le peintre Daubigny s’y installa et son atelier fut bientôt le lieu de rendez-vous des jeunes artistes: Renoir, Claude Monet, Cézanne, Sisley — sans oublier leur aîné Corot, le peintre des matins argentés. Corot qui, l’un Lire la suite de cette entrée »
La France, ce fut d’abord cette Ile-de-France que forment la Seins et ses affluents, la Marnas, l’Oise et l’Aisne : pays aux vallées verdoyantes, riche en magnifiques forêts, en paysages dont les lignes sobres et classiques, la lumière fine et tendre ont inspiré tant de peintres et de poètes, pays tout parsemé d’églises et de cathédrales, de châteaux, de souvenirs du passé, et qui conserve encore, malgré l’envahissement de l’industrie et de l’urbanisation, un charme pénétrant. Cette province n’est peut-être pas la plus pittoresque des provinces françaises, mais elle est la plus importante. Le dialecte qu’on y parlait jadis est devenu la langue nationale ; les seigneurs de l’Ile-de-France sont devenus les rois de la France entière.
L’Ile-de France constitue le cadre naturel où s’est épanoui Lire la suite de cette entrée »
Lille, la capitale du Nord, centre de l’industrie du lin et de la fabrication de la toile, est une ville de près de 250 000 habitants sans compter la population de Roubaix et de Tourcoing; en effet, ces deux cités, fameuses par leurs nombreuses filatures et usines de tissage du coton et de la laine, ne sont pour ainsi dire, que le prolongement de Lille.
La ville dans son ensemble est assez morne, bien qu’on y trouve de très beaux immeubles et quelques oasis de verdure. De vieilles portes, de vénérables maisons, quelques églises assez anciennes se rencontrent ça et là. Le secteur de la gare, du théâtre, de la Grande Place, la place de la Préfecture, le jardin Vauban, méritent quelque admiration.
A L’Est, le quartier Saint-Sauveur retient l’attention par ses nombreuses Lire la suite de cette entrée »
Contrée riche en charbon et en textiles, pays noir et vastes champs de lin, la Flandre s’étend sous un ciel pâle. Les plaines de la Flandre commencent aux abords de la Sambre. Ces plaines nourrissent depuis le Moyen âge une population très active, très dense, enrichie par l’agriculture, l’industrie et le commerce.
Le sol bien exploité donne de très bonnes récoltes : blé, avoine, orge, betteraves à sucre, lin, chicorée, tabac, alternent avec les prairies où broutent des chevaux robustes et des vaches laitières.
La Flandre n’est pas seulement le pays des mines et de l’agriculture. C’est aussi la région la plus industrielle de France.
Autrefois, les femmes filaient la laine, les ouvriers tissaient la toile à la main, sur de Lire la suite de cette entrée »
C’est une plaine basse, uniforme, bordée de dunes montantes le long de la mer : c’est la moins étendue des régions natif relies de la France, mais, pays des mines et des usines, du textile et de la bière, c’est la plus riche, la plus active et, en proportion, la plus peuplée. Sa situation, au débouché de la grande plaine d’Europe septentrionale en a fait périodiquement un lieu d’invasions et de deuil.
La France est actuellement divisée en départements. Avant la Révolution elle se composait de provinces dont le nom subsiste encore dans l’usage courant.
Au singulier la province désigne tout ce qui n’est pas Paris.
Voilà les noms des anciennes provinces et de leurs capitales :
1. Au nord: Flandre, capitale Lille; Artois, capitale Arras; Picardie, capitale Amiens ; Ile de France, capitale Paris.
2. Au centre: Orléanais, capitale Orléans; Nivernais, capitale Nevers ; Berri, capitale Bourges ; Touraine, capitale Tours ; Marche, capitale Guéret; Limousin, capitale Limoges; Bourbonnais, capitale Moulin; Auvergne, capitale Clermont-Ferrand ; Lyonnais, capitale Lyon.
3. A l’est : Champagne, capitale Troyes ; Lorraine, capitale Nancy ; Alsace, capitale Strasbourg : Franche-Comté, capitale Besançon; Bourgogne, capitale Dijon.
4. Au sud-est: Dauphiné, capitale Grenoble ; Comtat Venaissin, capitale Avignon ; Lire la suite de cette entrée »
La montagne Sainte-Geneviève demeure, depuis le moyen âge, le quartier des écoles. De ce quartier le centre, c’est la place de la Sorbonne. Là, on verra la population la plus je’ ne de Paris. Presque tous les passants ont entre dix-huit et vingt-cinq ans. Les uns remontent le boulevard St.-Michel, d’autres le descendent. On se rend vers la Faculté de Droit, l’Ecole Polytechnique, la Sorbonne, ou bien aux lycées secondaires : Henri IV, Saint-Louis. Les écoles plus récentes et plus techniques se sont éloignées de ce terrain encombré. Ainsi l’Ecole Centrale1 et les Arts et Métiers se sont établis à l’ombre de Saint-Martin-des-Champs.
La maison de la Sorbonne s’étale au cœur du Quartier Latin. Elle tire son nom de Robert de Sorbon, chanoine de Paris qui a fondé en 1253 un collège pour seize étudiants se destinant à la théologie. Ils y recevaient asile et enseignement. Telle est l’origine de la Sorbonne. Maintenant elle abrite la Faculté des lettres, ces Sciences, l’Ecole pratique des Hautes Etudes et l’Ecole des Chartes. Mais tout cela tient dans Lire la suite de cette entrée »
« Le Bois » n’est pas un parc. C’est une forêt véritable, mais semée ça et là de lacs artificiels, de ruisseaux timides, de restaurants, de palais, et coupée de larges avenues. François I y fit construire le château « de Madrid » nom que les Parisiens lui donnèrent, par ironie, parce que le Roi y était aussi invisible que pendant sa captivité. Plus tard Marguerite de Valois, répudiée, y habita et fit tracer les belles Allées de la Reine Marguerite.
L’Avenue Foch serait impersonnelle avec ses grands immeubles trop luxueux s’il n’y flottait le souvenir de tant de souverains, de tant de Présidents de la République qui la descendirent triomphalement.
La place de l’Etoile est digne de la Concorde. Douze avenues forment les branches de l’Etoile dont l’Arc de Triomphe est le centre. Il a presque e 50 mètres de haut, 45 mètre de largeur, 20 mètres Lire la suite de cette entrée »
Le quartier de l’Opéra est considéré comme le centre actif de la ville. C’est là qu’il y a le plus de gens dans la rue.
Quartier des bureaux, des théâtres, des cinémas, des cafés et des grands magasins, il a été le premier à Paris à posséder une gare, la Gare Saint-Lazare.
Vous pouvez voir dans ce quartier toutes sortes de gens.
Cela ne s’explique que par la centralisation curieuse des corporations et des métiers les plus divers : musique, bureaux, banques, couture, magasins, danse, marine marchande, assurances, fourures.
Ajoutons à cela la foule qui va d’un quartier à l’autre, car la place de l’Opéra est véritablement le lieu de la ville où débouchent tous les moyens de communication.
La place de l’Opéra est au cœur des Grands Boulevards. Lorsque le Parisien parle Lire la suite de cette entrée »